Intervention de l’asbl ELEVeS à la commission éducation du Parlement de la Communauté Française.

Le vendredi 16 décembre 2014, l’asbl ELEVeS a été invitée et écoutée à la commission éducation du Parlement de la Communauté Française.

Les  quelques  lignes  qui  suivent  vous  en  donnent  la substantifique moelle :

  1. Le point positif du décret concerne les formulaires uniques d’inscription (ou FUI). En effet la centralisation des inscriptions a permis non seulement d’éviter les inscriptions multiples, mais aussi d’avoir une vision claire et précise par région, commune et/ou zone géographique du nombre total d’enfants inscrits en 1ère secondaire. Mais il reste beaucoup à faire puisque début 2014, l’Agence pour le Développement Territorial (ADT asbl) a mis à jour ces jours et à confirmer le manque de 11.250 place dans le secondaire d’ici 2020 !
  2. Les points négatifs du décret, ce sont les inégalités qu’il engendre et les résultats non obtenu sur l’objectif de plus de mixité sociale (cfr rapport de la COPI – Commission de Pilotage)
  3. Quant aux chiffres, en 2010, 94% des enfants avaient obtenu leur 1er choix et que en 2013, seuls 80% des enfants ont obtenu leur 1er choix, en 2010, 5,7% de plaintes à la CIRI en 2013 : 20%!

La conclusion : même si la Ministre devait améliorer les critères de l’indice composite, le texte du décret qui est dans son essence même, dans sa philosophie même discriminant, resterait discriminant : ne perdons jamais de vue que le décret tient à peu près ce langage : mon fils peut aller à l’école que j’ai choisi tandis que le fils de mon voisin ne peut pas y aller et donc il doit aller dans une école qu’il n’a pas choisi : pourquoi ? à quel titre le fils de mon voisin subit cette discrimination ?

Autre question : est ce que le système mis en place et qui oblige une maman réfugiée divorcée seule avec deux enfants à payer un avocat (qui demande x euros de l’heure) pour déposer son enfant à une école qu’elle connaît et dans laquelle elle a la conviction que son enfant s’épanouira ; est-ce que ce système est démocratique ?

Je pense pour ma part que poser la question c’est y répondre ; aussi nous vous exhortons MM les députés en votre âme et conscience de démocrates convaincus de retirer ce texte et de revenir par phases ou par étapes à un système d’inscription qui s’inspire du décret mission ; nous vous remercions pour votre attention.

Vous  avez envie  d’en savoir  plus  ….

Ci dessous :

 Les  documents  transmis  aux  parlementaires

Bonne  lecture,

 

 

L’accueil des enfants de réfugiés exige la création urgente de classes-passerelles (DASPA) en vue d’une intégration réelle et rapide

Communiqué de presse du 14 septembre 2015 de l’asbl ELEVeS

Pas de temps à perdre.

Comme quasi partout en Europe, l’afflux de réfugiés soulève en cette rentrée scolaire de nouveaux défis. Le Pacte pour un enseignement d’excellence ne peut qu’intégrer cette dimension nouvelle et permettre à ces enfants de recommencer une nouvelle scolarité dans des conditions adaptées à leurs besoins.
Quel que soit son statut, tout enfant en âge d’obligation scolaire présent sur le territoire a droit à une place à l’école. Nous saluons donc la décision de la ministre Joëlle Milquet de mettre tout en œuvre pour assurer la scolarisation effective de ces enfants.

Comme l’a rappelé Madame Milquet, la Fédération Wallonie-Bruxelles dispose d’ores et déjà d’un dispositif d’accueil et de scolarisation des primo-arrivants (le DASPA), qui permet d’organiser des classes-passerelles pour faciliter l’apprentissage du français en tant que langue étrangère.

La Ministre vient par ailleurs d’annoncer le maintien par dérogation de trois des dispositifs précédemment en sous-capacité, ainsi que le lancement d’appels à projets visant la création de trois autres (à Tournai, Morlanwelz et Bruxelles). Il s’agit de garantir l’organisation de classes DASPA à proximité des centres d’accueil existants et futurs.
Il importe tout d’abord de souligner que le nombre de classes DASPA était très largement insuffisant avant même l’arrivée de ces nouveaux migrants.

Les questions à propos desquelles ELEVeS souhaite interpeller la Ministre de l’Enseignement obligatoire sont donc les suivantes :

  • tout en organisant dans l’urgence de nouvelles classes DASPA, la Ministre ne devrait-elle pas promouvoir une extension de l’apprentissage du français-langue étrangère à l’ensemble des publics scolaires dont les difficultés d’apprentissage s’expliquent par l’absence de maîtrise de la langue d’enseignement (non sans avoir au préalable mesuré l’ampleur des besoins pour chaque bassin scolaire) ?
  • les nouvelles classes DASPA se concentreront-elles à proximité immédiate des centres d’accueil pour candidats-réfugiés ou seront-elles plus largement réparties au sein des agglomérations les plus peuplées (Bruxelles, Liège, Charleroi…) ? Ces classes étant prévues pour un apprentissage pouvant aller jusqu’à 12 à 18 mois, il s’agira en effet d’assurer un suivi du dispositif après que les familles auront quitté les centres d’accueil provisoires ;
  • dans le cadre de la réforme des titres et fonctions des enseignants, n’y aurait-il pas lieu d’intégrer dans la formation initiale de tous les enseignants l’apprentissage d’au moins certaines des techniques d’enseignement du français-langue étrangère ?
  • ne faudrait-il pas organiser dans le cadre des formations continuées des modules visant à former à ces mêmes apprentissages les enseignants d’ores et déjà en fonction ?

ELEVeS réclame avec insistance une mise en œuvre efficace du renforcement de l’apprentissage du français-langue étrangère, pour contribuer à relever les deux enjeux essentiels que sont un enseignement de qualité pour tous et la limitation des échecs et abandons scolaires.

La mixité sociale ne peut rester un vague projet électoral. Elle requiert la mise en place d’outils et de moyens adaptés aux besoins rencontrés dans les différentes écoles. Une connaissance de la langue d’apprentissage par tous les élèves est essentielle à cet égard.

Analyse décapante d’un verviétois sur le décret inscription !

«Un système totalitaire et absolu»

À la vue de votre démonstration, avez-vous eu des retours de la part de la commission chargée de régler les litiges?

Très peu. J’ai vraiment eu l’impression que ma voix n’était pas écoutée. On m’a dit que les erreurs que j’avais pointées allaient être corrigées. Certaines l’ont été, d’autres pas. Pour moi, le décret inscription est totalitaire dans le sens où il n’y a pas de notion de relatif. Même les radars sur nos routes tiennent compte d’un facteur de correction des mesures. Ici, il n’y a aucune tolérance. Ensuite, le décret est absolu. On nous impose les choses et les choix se font sans aucune explication. Par exemple, je ne sais pas aujourd’hui pourquoi mon fils a eu une place. Et l’école en question non plus. Le paradoxe, c’est qu’on puisse choisir l’école primaire, l’académie, le club de sport mais pas l’école secondaire, qui marque pourtant le passage de l’enfance à la vie adulte.

Lecture de l’article complet

Source : Vers L’avenir.net

 

Un rapport détonant …

A la mi-temps des vacances d’été,  est enfin disponible le rapport  Mac Kinsey commandité par la Ministre de l’Enseignement dans le  cadre du projet Pacte d’Excellence

Une lecture qui décoiffe…. ,  des chiffres qui sortent  ….  ,  une analyse externe  …. Pas vraiment  banal .

Une lecture de vacances  …..  à  lire, relire

Lire le Rapport Mac Kinsey juin 2015

 

 

Fixer les priorités, est-ce si difficile ?

La citoyenneté n’impose-t-elle pas avant tout des places de qualité en suffisance ?

De l’incompréhension … à l’indignation: un terrible constat à la veille des vacances.

Communiqué de presse du 29 juin 2015 de l’asbl ELEVeS

Alors que les écoles sont en train de clôturer cette année, l’asbl ELEVeS tient à manifester son incompréhension face aux débats persistants, notamment suite à la mise en place annoncée de l’Encadrement Pédagogique Alternatif (EPA) et des cours d’éducation à la citoyenneté. N’est-il pas plus urgent de lever les incertitudes qui pèsent sur la rentrée scolaire de septembre prochain plutôt que de s’affronter idéologiquement sur une question certes complexe mais non prioritaire? L’asbl ELEVeS s’interroge sur la volonté réelle du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles d’oeuvrer efficacement et concrètement à ce qui doit être considéré comme sa priorité essentielle, à savoir un enseignement de la plus haute qualité au profit de tous les élèves.

Quand ce Gouvernement communiquera-t-il le nombre précis de places supplémentaires qui seront effectivement créées d’ici le 1er septembre prochain afin de répondre à l’explosion démographique?

Quelles mesures concrètes seront mises en place par ce Gouvernement afin que le qualificatif de « sans école » pour les écoles secondaires ou les écoles fondamentales ne soit plus de mise à la rentrée 2015 ? Concernant l’Encadrement Pédagogique Alternatif (EPA), l’asbl ELEVeS constate qu’à ce jour : …

LIRE LE COMMUNIQUE COMPLET

Les enfants bruxellois du fondamental devront-ils émigrer en Wallonie pour y être scolarisés ?

L’asbl ELEVeS consulte régulièrement le site internet « places disponibles dans les écoles maternelles et primaires » mis en ligne sur le portail de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles1. Il se confirme que le nombre d’écoles et de places restant accessibles aux familles bruxelloises en début de maternelle et en début de primaire dans un rayon raisonnable par rapport à leur lieu de résidence, reste plus que limité. C’est vrai dans la plupart des communes les plus touchées par l’accroissement démographique, et d’une manière tout particulièrement aigüe dans les quatre communes de Jette, Koekelberg, Ganshoren et Berchem-Sainte-Agathe.

L’asbl ELEVeS – qui maintient son opposition à la logique du décret inscription en début de secondaire – tient aujourd’hui à exprimer toute son inquiétude face à l’importante pénurie de choix d’école qui s’annonce en début de cycle maternel et primaire pour de nombreuses familles. De plus, la distance à parcourir pour rejoindre les établissements où il restera de la place risque dans de fort nombreux cas d’être bien supérieure à 2 km.

A un peu moins d’un mois de la fin de cette année scolaire, l’asbl ELEVeS interpelle la Ministre de l’Enseignement obligatoire, Madame Joëlle Milquet, en lui demandant d’informer l’opinion publique et tous les parents concernés bien avant ce 30 juin sur le nombre de places nouvelles annoncées et programmées dans le fondamental et le primaire qui seront effectivement ouvertes pour ce 1er septembre 2015.

Les demandes concrètes de l’asbl ELEVeS (ECOLES LIBRES EFFICACES VIVANTES et SOLIDAIRES) :

  • Que tout enfant puisse aller à l’école d’en face, quel qu’ait été son choix en primaire.
  • Que tout enfant puisse mettre en premier choix l’école qui lui convient vraiment, pas celle où il a par hasard une priorité.
  • Qu’aucun enfant ne soit contraint de déménager pour disposer d’une école près de chez lui où il se sente bien.
  • Que tout enfant, et sa famille, puissent discuter avec le directeur du projet d’école, pas du coefficient de priorité.
  • Que tout enfant puisse rester 6 ans dans la même école.

Ecoles Libres Efficaces Vivantes et Solidaires ASBL